Les Musiques dans tous leurs états ! TOUTES LES ARCHIVES ET L'HISTORIQUE DU VOLUME 1 DE L' ORCHESTROPHONE SONT CONSULTABLES via ===> http://orchestrophone.blogspot.com
Chinoèse, el vlaù moùrue – ch’ preunme dérachmint
– li i /
N’aù fos qu’sis moés. Din chele banliùe ed Los
Angeles, /
À Watts , d-u qu’chele famile ale s’avoét
àrjiblèye, ack Grace pi /
Vivian, sés deux seurs, i s’àrtreuve
tout seu ack ech pére.
À
Nogales, ville-garnison à la frontière du Mexique, /
En Arizona, le
22 avril 1922 /
Naissance de Charles Mingus, Quand Harriett Sophia, /
Sa mère d’origine chinoise, meurt – premier morcellement - /
Il
est âgé de 6 mois. Dans la banlieue de Los Angeles, /
À Watts où
la famille s’est installée, avec Grace et vivant, /
Ses deux
sœurs, il se retrouve seul avec son père.
Ech
pére, Sergeant Charles Mingus, i n’ét mie ed long à s’àrmairié
/ Mamie Carson, ènne mitan d’Indhiènne, qu’ale avoét djaù / Un fiu, ch’ét :éle qu’ale élève tout l’nichtèye, din
chés d-alaches / (Os savez quoè) d’ènne banliùe rézidinciéle
qu’ale s’échuche, / Qu’ale viènt un ghetto noér
froùmionnant d’monne ; ch’ét laù / Qu’thioùt Chalhe
y’ éspériminte ës’ condicion d’nèghe, point ézèy / Inn
Amérike, à malèse eque li coére in puck i ét métis’.
Le
paternel, Sergeant Charles Mingus, se remarie bientôt. /
Mamie
Carson moitié indienne, déjà mère /
D’un garçon, fait pousser
la marmaille dans la dérive banale /
D’une banlieue résidentielle
qui peu à peu se transforme /
En ghetto noir surpeuplé ; c’est
là qu’expérimente le p’tit Charles /
Sa condition d’homme de
couleur, ce qui – in U.S.A – n’est jamais simple /
Et encore
moins en ce qui le concerne lui le métisse.
À chake coep qu’i s’àrwète din ch’miloé i së dmanne /
« Tchèche qu’ej su ? ». Dzeur sin ravizoér i
l’voét bièn /
E-pi mènme un thioùt cose ed chès Blancs :
blagj’tèy vnue /
D’ènne istoére eque sin pére i avoét tchér
ell àrdire /
Qu’un d’lius tatayons néghes, bélon, din chés
Carolènnhes… /
Sié, unn anmoér muchèy ack ènne blonne
Su.édoèse.
Chaque
fois qu’il se regarde dans le miroir, il s’interroge /
« Qu’est-ce que je suis ? ». Sur la face de son
visage, /
Il discerne des traits de l’Indien, de l’Africain, du
Mexicain, /
De l’Asiatique et aussi même une certaine part du
blanc : /
Pâleur en provenance d’une histoire dont se vante
son père /
Au sujet d’un amour clandestin, en Caroline du Nord, /
Entre un esclave noir et une jeune suédoise diaphane.
Chalhe
i airoét volu :éte yon ou bin l’oete : mé i ét
d’tout / – Ch’étant i n’ét d’àrien, ën’ rache,
n’poé :i, n’ drapioew / Pi coére puck, din ch’ghetto de
Watts, point d’caùmarate. / Tous zz’oetes galmites i voè’të
lés coses sans conplikes : / « T’né mènme point ntit
treudutchu ed nèghes noér ti ! » / Qu’i li rak’t’.
Edjaù « Moins
qu’un tchièn ». Chin
qu’i aù tchèr / Ch’ét quand qu’ Mamie Carson alle l’inmènne
à l’Holiness Church.
Charles
désire être, l’un ou l’autre, mais il est un peu tout /
Et
vraiment de RIEN, sans race, sans pays, sans drapeau /
Et surtout,
dans le ghetto de Watts, sans ami. /
Tous les autres gamins ont une
vision plus simple des choses : /
« Tu n’es même pas un
p’tit bouseux de nègres noirs » /
Lui crachent-ils à la
face ; -Déjà « Moins
qu’un chien » ! /
Il
aime quand Mamie Carson l’emmène à la Holiness Church.
Laù
o n n’dit mie qu’chele muzike ch’t’ènne invincion dech
dhiabe, /
À l’Holiness Church. Pi chin qu’o cante laù qu’o
ju laù /
Cha bise tout seu – cha s’sake ack l’émocion, ch’ét
tout /
Epréssivitèy din ll’inprovizacion… Ech tcheur ed jins /
Din s’foùlie i ét rincorchèy ed cinbales, trombones tout chaù…
/
Chalhe, li, à siz ans acteur i l’ sèy ed quoè qu’i
juraù ! /
Trombone. Sin pére i vù bin li poéyé sin
preunme instrumint.
On
ne considère pas la musique comme diabolique /
À la Holiness
Church. Ce que l’on y chante et joue /
Est spontanée : ça
roule sur l’émotion, l’expressivité, /
L’improvisation… La
sauvagerie des chœurs est renforcé /
Par l’apport de cymbales,
trombones… Charles va avoir six ans. /
Il le sait désormais et le
veux : Il jouera du trombone ! /
Son père accepte de lui
offrir son premier instrument.
Ed
dis’neu-chint-vint’-huit’ à dis’neu-chint-trinte-deuw /
Ch’étant, ech garchon Chalhe Mingus i aprind du trombone /
Ed
dis’-neu-chint-trinte-deuw à dis’-neu-chint-quarante /
I s’mét
au violoncelle i carfoule din lés sécrets d’chés cordes /
Pi
vlaù qu’i passe adonc à l’contërbasse – coutchèy su sn’
anke /
Point vréy qu’echl instrumint-la o diroét’n balènnhe ?
Chalhe /
I prind dz’erchons d’piano, mé chele muzike a l’prind
li, toutt.
De
1928 à 1932 / Le jeune Charles Mingus étudie le trombone. /
De 1932
à 1940 /
Il se met au violoncelle, fouille le secret des cordes /
Et
passe surtout à l’apprentissage de la contrebasse /
- Posée sur
le flanc, cet instrument ressemble à une baleine ! - /
Il prend
des cours de piano. La musique l’habite et l’habille.
Inthié.
Dix neu-chint-quarante, preume ingajmint… I a. oui / Charlie
Parker… I inrëjisse sou l’nom ed Baron Mingus… Conter / Bassisse din ll’orkèsse Lionel Hampton… I foét deus diskes à
li / Pi tchét din ch’noér saclét… Apré chaù i euve a l’
Poste (conme Bukowski)… / I ju din ch’tri :o Red Norvo… I
étanpit ch’labèlDébut… / Y’écrit « Moins
qu’un / Tchièn »… é-pi
l’ vlaù « l’inclassable balènnhe sacrèye » dech
Jazz
1940,
premier engagement professionnel… /
Il découvre Charlie Parker…
enregistre sous le nom de Baron Mingus… /
…Contrebassiste dans
l’orchestre de Lionel Hampton… Il déprime /
Après avoir
enregistré deux disques sous son nom ; /
Comme… - un autre
Charles ! - …Bukowski, il trouve un emploi dans les postes…
/
Devient membre du trio Red Norvo… Fonde le label Début… /
Ecrit « MOINS
QU’UN CHIEN »… devient « l’inclassable baleine
sacrée » du Jazz.
En
d’autres termes, il y a trois hommes en moi.
L’un deux occupe le
milieu : Indifférent, impassible, il observe,
il attend que les
deux autres le laissent s’exprimer et leur dire ce qu’il voit.
Le
deuxième est comme un animal apeuré qui attaque de crainte d’être
attaqué.
Et puis il y a un homme doux et aimant, trop aimant,
qui
laisse autrui pénétrer dans le saints des saints de son être,
encaisse les insultes… et qui, lorsqu’il s’aperçoit qu’on
l’a possédé,
à envie de tuer et de détruire tout ce qui
l’entoure, y compris lui-même […]
Ainsi
comme MOINS
QU’UN CHIEN,
le
livre de Charles Mingus (1922-1979).
Pou
l’dire oetërmint, vlaù : os sonmes troé din mizoete ;
ch’ preunme ed chés troé, toudi i rèsse au miyù : froéd,
trantchilhe, i àrbè,
i atind quë zz’oetes i l’lèch’t’
poepré é-pi dire quoè qu’i voét.
Henry Joseph Darger, Jr., né le 12 avril 1892 à Chicago et il meurt le 13 avril 1973 dans la même ville, est un écrivain et peintre américain.
Sa principale œuvre, composée tout au long de sa vie de solitude, est un récit épique illustré de 15 143 pages appelé The
Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the
Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave
Rebellion. Il y raconte la violente guerre entre les Angéliques et les Hormonaux.
Plus de 300 compositions (aquarelle, dessins, collages) l'accompagnent
et le complètent, donnant naissance à une œuvre graphique unique et
originale, proche de l'art ou de l'art outsider.
Source Wikipédia et article complet via===> ===>https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Darger